Endométriose

Échographie IDEA, IRM ESUR, classification #Enzian

Échographie : 4 étapes IDEAvoie endovaginale

  1. Utérus et annexes : adénomyose, endométriome (nombre, taille).
  2. Signes indirects : douleur ciblée à la pression de la sonde, mobilité des ovaires (ovaires « en baiser »).
  3. Sliding sign : le rectum glisse-t-il sur le col et l'utérus (Douglas), la vessie sur l'utérus ? Négatif : adhérences ou nodule.
  4. Nodules profonds de chaque compartiment, et reins (hydronéphrose parfois silencieuse).
Sonde ≥ 7,5 MHz, plans sagittal et transversal. Gel intravaginal (20–40 mL) pour le vagin et le septum rectovaginal. Vessie à demi remplie pour le cul-de-sac vésico-utérin.

Endométriome en écho

  • Typique : échos en verre dépoli, 1 à 4 loges, sans composant solide, sans flux interne. Sensibilité ≈ 93 %, spécificité ≈ 96 %.
  • Corps jaune : anneau vasculaire périphérique, disparaît au cycle suivant.
  • Atypique : projection papillaire ou composant solide vascularisé : explorer (IRM avec gadolinium). Transformation maligne dans 1 à 2 %.
  • Grossesse : décidualisation, projections lisses vascularisées.
  • Ovaires en baiser : accolés derrière l'utérus, adhérences sévères, atteinte digestive plus probable.

Nodules profonds : aspect en écho

LocalisationAspect échographique
Rectosigmoïdenodule hypoéchogène de la paroi antérieure, ombre postérieure, sliding négatif. Formes IDEA : régulière, comète, bois d'élan (transmural), manche tiré.
Utérosacrés, torusépaississement hypoéchogène irrégulier, foyers hyperéchogènes possibles, utérus peu mobile.
Vagin, septum rectovaginalbande ou nodule hypoéchogène entre paroi vaginale postérieure et rectum.
Vessienodule hypoéchogène du dôme ou de la paroi postérieure, intramural ou transmural.
Uretère, reinsuretère distal dévié ou dilaté (> 6 mm), hydronéphrose ; vérifier les jets urétéraux.
Paramètrenodule hypoéchogène irrégulier « en étoile », peu vascularisé.
Péritoinepetits kystes groupés en nid d'abeille, foyers hyperéchogènes, poches péritonéales.

IRM : protocoleESUR 2025

  • Préparation : jeûne, antipéristaltique, vessie à demi remplie, préparation digestive. Gel vaginal en option.
  • Séquences : T2 multiplanaire, T1 avec et sans saturation de graisse (foyers hémorragiques), reins.
  • Gadolinium : pour un endométriome atypique ou un composant solide.

Compartimentslecture IRM

  • Antérieur : vessie (dôme, base), cul-de-sac vésico-utérin
  • Médian : col, vagin, torus, utérosacrés proximaux, Douglas, septum rectovaginal
  • Postérieur : rectum et jonction rectosigmoïdienne
  • Latéral : ligament rond distal, paramètre et uretère, paramètre postérolatéral
Lignes horizontales : devant le col ou le vagin, et devant le rectum. Extra-pelvien : paroi abdominale, sigmoïde, jonction iléo-caecale, appendice, canal inguinal.

Signes IRM

LésionSignes IRM
Endométriome> 1 cm : T1 hyperintense (aussi avec saturation de graisse), T2 bas « shading », sans rehaussement.
Superficiellefoyers punctiformes T1 saturation de graisse hyperintenses sur le péritoine.
Nodule profondplage T2 basse (fibrose), microkystes T2 hyperintenses, foyers T1 hyperintenses, spiculations, adhérences.
Utérosacrénormal ≤ 3 mm. Anormal : nodule ou spicule dans ≥ 2 plans, ou point T1 hyperintense. Un seul plan : incertain.
Rectosigmoïdenodule T2 bas de la paroi antérieure, « mushroom cap » (chapeau T2 hyperintense : œdème sous-muqueux).
Trompehydrosalpinx : T2 haut, T1 bas. Hématosalpinx : T1 haut, T2 intermédiaire ou bas.
Adénomyoseinterne : kystes T2, ZJ > 11 mm ; externe : infiltration du myomètre externe.
Piège : un caillot peut simuler un tissu solide en T2, l'absence de rehaussement tranche. Les plis tubaires ne sont pas du tissu solide.

À mesurer et à rapporterécho et IRM

LocalisationÀ mesurer et à rapporter
Endométriomenombre, taille maximale, uni ou bilatéral, tissu solide, ovaires accolés, trompe dilatée.
Rectum, sigmoïdeétage (bas 0–5, moyen > 5–10, haut > 10–15 cm), distance à la marge anale, nombre, extension longitudinale, épaisseur, circonférence.
Vagin, Douglasdiamètres antéropostérieur et craniocaudal. « Septum rectovaginal » : nodule sous-péritonéal seulement.
Utérosacréscôté, proximal ou distal, épaisseur, atteinte du mésorectum.
Vessiesiège (dôme antérieur, dôme postérieur, base), diamètre antéropostérieur, distance aux orifices urétéraux.
Uretèrecalibre proximal, distance à la jonction urétérovésicale, hydronéphrose.
Paramètreproximal ou distal à l'uretère, extension à l'artère utérine et au plexus hypogastrique (dysurie).
Adénomyose, extra-pelvienadénomyose interne ou externe (siège, taille) ; paroi abdominale (cicatrice), jonction iléo-caecale, appendice, sigmoïde.

#Enzianu : écho, m : IRM, s : chirurgie

CompartimentStructures
Avagin, septum rectovaginal, région rétrocervicale, torus.
Butérosacrés et ligaments cardinaux, paramètre, paroi pelvienne (droite et gauche).
Crectum, jusqu'à 16 cm de la marge anale.
FFA adénomyose, FB vessie, FU uretère, FI intestin > 16 cm, FO autres (paroi, diaphragme, nerfs).
O, T, Povaire, adhérences tubo-ovariennes, péritoine.
Grade selon la plus grande lésion : 1 < 1 cm, 2 de 1 à 3 cm, 3 > 3 cm. Exemple : #Enzian(m) A2, B2/2, C3, FA(externe), FU(g).

Écho ou IRM ?

  • Écho en première intention. IRM en seconde ligne : cas complexes, écho non concluante, cartographie chirurgicale, sites extra-pelviens.
  • Imagerie négative : n'exclut pas l'endométriose superficielle, cœlioscopie si symptômes persistants.