| Classe | Critères (paroi et cloisons lisses sauf mention contraire) | Malignité | Prise en charge |
|---|---|---|---|
| I | Paroi fine (≤ 2 mm) et lisse, contenu liquidien homogène (−9 à 20 UH), ni cloison ni calcification. La paroi peut se rehausser. IRM : hypersignal T2 homogène, paroi fine. |
≈ 0 % | Aucun suivi |
| II | Six situations, toutes bien limitées à paroi fine et lisse :
|
≈ 0 % | Aucun suivi |
| IIF | Paroi rehaussée minimement épaissie (3 mm) et lisse, ou cloison(s) rehaussée(s) minimement épaissie(s) (3 mm) et lisse(s), ou ≥ 4 cloisons fines (≤ 2 mm) rehaussées. IRM : également masse hétérogène en hypersignal T1 avec saturation de la graisse sans injection. |
≈ 10 % | Surveillance TDM ou IRM à 6 mois, 12 mois, puis annuelle pendant 5 ans. Surclasser si épaississement ou apparition d'un nodule |
| III | Une ou plusieurs parois ou cloisons rehaussées épaisses (≥ 4 mm) ou irrégulières (protrusion convexe ≤ 3 mm à bords obtus). | ≈ 50 % | Avis urologique : chirurgie (néphrectomie partielle), ablation ou surveillance active selon le terrain |
| IV | Un ou plusieurs nodules rehaussés : protrusion convexe ≥ 4 mm à bords obtus, ou protrusion convexe de toute taille à bords aigus. | ≈ 90 % | Traitement (chirurgie ou ablation) ; surveillance active discutée chez le sujet âgé ou fragile |
Champ d'application. Masse kystique = moins de 25 % de composante tissulaire rehaussée (au-delà : masse solide, hors Bosniak). Ne s'applique pas aux lésions infectieuses, inflammatoires ou vasculaires, ni à un patient porteur d'un cancer rénal connu ou d'une prédisposition génétique (von Hippel-Lindau…). Les calcifications ne modifient pas la classe : elles comptent seulement si elles gênent l'analyse du rehaussement.
Définitions
- Paroi / cloison fine
- ≤ 2 mm
- Minimement épaissie
- 3 mm
- Épaisse
- ≥ 4 mm
- Irrégularité
- protrusion convexe ≤ 3 mm, bords obtus → III
- Nodule
- ≥ 4 mm à bords obtus, ou toute taille à bords aigus → IV
- Cloisons « peu nombreuses »
- 1 à 3 ; « nombreuses » : ≥ 4
- Rehaussement TDM
- ≥ 20 UH : franc ; 10 à 19 UH : équivoque
- Rehaussement IRM
- visible sur les séquences injectées, confirmé par soustraction
Protocole
Scanner
Acquisition sans injection puis au temps néphrographique (≈ 100 s) ; mesurer les densités avant et après injection au même endroit, ROI couvrant au moins les deux tiers de la lésion.IRM
T2, T1 en et hors phase, T1 avec saturation de la graisse avant et après injection dynamique, soustractions. L'IRM montre plus de cloisons que le scanner : elle peut surclasser une lésion (II → IIF).Échographie
Classification non validée. Kyste anéchogène, paroi fine, renforcement postérieur : kyste simple, sans suivi. Tout kyste atypique : scanner ou IRM en protocole rénal.Dans le compte-rendu : côté, siège, taille ; épaisseur et régularité de la paroi ; nombre et épaisseur des cloisons ; nodule (taille, bords) ; densité avant et après injection ou signal ; rehaussement ; puis la classe. Sans temps injecté ni séquence adaptée, une lésion hétérogène n'est pas classable : le dire plutôt que classer.